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| RÉVEILLON DE NOËL J-3 |
En cette veille de la froide arrivée hivernale, et à trois jours du réveillon de Noël (Ah, douceur ! Ah, joie ! Ah félicité ! Argh, bon sang, où ai-je donc fourré mes clefs !), quoi de meilleur, en attendant la venue des elfes taquins et du gros barbu avec sa hôte remplie de cadeaux made in China, quoi de meilleur dis-je que de s’en foutre plein les oreilles, en attendant de s’en foutre plein la panse (expression un tantinet cavalière et certes grasse mais ayant l’avantage d’être explicite). S’en foutre plein les oreilles, d’accord, mais de préférence avec de la musique énergisante qui donne la banane et éventuellement, foi en l’être humain et en la survie du rock. Alors le choix est vaste dans la musique anglo-saxonne, mais faisons preuve d’un peu d’originalité et tournons nous plutôt vers d’autres cieux, pourquoi pas extrême-orientaux, en l'occurrence le Japon.
Polysics c'est un groupe nippon formé par deux délicieuses filles : Kayo (synthetiseur, voix, vocoder) et Fumi (Basse), et par deux charmants garçons : Hiro (voix, guitare, programmation) et Yano (Batterie). Le groupe tokyoïte s’est formé en 1997 avec la ferme intention de secouer le jukebox un peu éteint d'un rock quasi soixantenaire. Une musique moderne, définitivement dégagée de ses anciennes influences blues un peu désuètes et poussiéreuses. Dès le départ les Polysics s’adressent à un auditoire situé bien au-delà de leurs frontières nippones, ce qui leur permettra de rencontrer rapidement le succès en occident sur la scène underground, particulièrement en Allemagne, en France et en Angleterre (la vraie nation du rock, pour le meilleur comme pour le pire). L’aspect scénique du groupe s’inspire partiellement du coté déjanté de formations comme Devo, avec un zeste de Talking heads.
Les paroles sont chantées en japonais, parfois en anglais volontairement approximatif, et plus fréquemment en langue inconnue pleine d’onomatopées. Après quelques concerts marquants à Tokyo Polysics est signé par Sony et commence à tourner à travers le monde. Le groupe devient très populaire et branché sur le Net, réalisant des clips passionnants et drôles qui renouvellent ce genre bien souvent ennuyeux et peu original, et participe notamment aux Eurockéennes de Belfort en 2006, puis à une tournée de sept dates deux ans plus tard avec des concerts tonitruants et à haut voltage.
Les paroles sont chantées en japonais, parfois en anglais volontairement approximatif, et plus fréquemment en langue inconnue pleine d’onomatopées. Après quelques concerts marquants à Tokyo Polysics est signé par Sony et commence à tourner à travers le monde. Le groupe devient très populaire et branché sur le Net, réalisant des clips passionnants et drôles qui renouvellent ce genre bien souvent ennuyeux et peu original, et participe notamment aux Eurockéennes de Belfort en 2006, puis à une tournée de sept dates deux ans plus tard avec des concerts tonitruants et à haut voltage.
Polysics or Die !!! sorti en 2005 par chez nous est un genre de Best of très copieux rendant compte de l’extrême originalité du quatuor. Il propose des moments musicaux jouissifs et undergrounds que nous n'avions plus rencontrés dans le rock depuis longtemps ! Inutile de préciser que les fans des Eagles ou de The band risquent d'être un peu déconcertés !
Les seize morceaux du CD sont tous originaux et décapants bien que certaines compositions soient plus accessibles au grand public que d'autres, et possèdent presque tous des titres anglais bien que les chants soient en japonais (eh oui, quelle langue surprenante !) à part quelques inserts en anglais.
L’idéal est de se procurer la version collector de l’album (dite Vista, voir la photo ci-contre) qui propose un DVD en bonus nous faisant cadeau de huit vidéos dont trois chansons en concert et cinq clips remarquables de drôlerie et de perfection technique (particulièrement Electric surfin' Go Go et les irrésistibles I my me mine, New wave jacket et Catch on everywhere). Dommage toutefois que l'on ne dispose pas du clip de You you you chanson pop-rock excellente, l'une des meilleures de l'album, extrêmement joyeuse et vivifiante. Grâce au Net, je peux la proposer en vidéo ci-dessous.
L'excellente, l'indispensable pépite You You You, et son clip génial
Etude du clip Electric surfin' go go...
Le détonant et excitant New wave jacket... (présent dans le DVD bonus)
Délirant I my me mine (in DVD bonus). Ah ! Ce faux air de clavecin (à 2mn)
Le fait que ce disque n'ait pas été numéro un des charts européens ou de notre pays, vu sa qualité et le foisonnement de ses tubes imparables, est totalement incompréhensible. Quelle en est la raison ? Je ne saurais dire. Le fonctionnement des médias marchands, notamment français, reste un mystère à mes yeux. Espérons néanmoins que Polysics saura continuer dans cette voie et nous donnera à l’avenir d’autres raisons de réjouissances.
Et puis VIVE NOËL, fête à laquelle je suis particulièrement attaché (les lecteurs fidèles de ce blog le savent), mais pas en tant que chrétien (voir l’onglet NOËL PAGANISTE sur la barre d’accueil).
Le réveillon approche à vitesse grand V.
La vache, ça va être chaud.







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