samedi 16 octobre 2010

Quarante années après les débuts de Magma, Christian Vander continue sa musique révolutionnaire et hors du commun !



Zebëhn Straïn dë Geustaah alias Christian Vander persiste et signe ! Depuis 1970 il est l'âme et la vitalité de Magma, ce groupe mythique qui propose sans faiblesses ni renoncements une expérience musicale unique au monde. 

Etant né à l'époque des groupes progressifs qui furent vilipendés par la génération punk suivante Magma est l'un des seuls qui ne furent pas laminés ou ébranlés par cette cassure consécutive à la génération new-wave : alors que les fameux « dinosaures » rejetés par les nouveaux rebelles rock décidèrent de prendre une retraite bien méritée (Emerson lake and palmer, King crimson, Moody blues) ou bien s'adaptèrent avec succès mais non sans heurts ni déceptions en modernisant leur musique et en la rendant plus simple et commerciale reniant ainsi petit à petit leurs idéaux (Yes, Genesis, Pink floyd, Ange), Magma encaissa cette rupture dignement tout en restant en phase avec son projet initial, celui décrété par son leader dès le premier album de 1970 en une profession de foi fiévreuse et hors du commun. 

Magma en 1970
Ceux qui connaissent son œuvre (pour ma part je suis passionné de Magma depuis 1982) sont tous d'accord sur ce point : Christian Vander ne fait pas de la musique, il « est » musique. Christian Vander ne joue pas de plusieurs instruments, il « est » instrument. Magma est donc le projet musical ambitieux d'un homme tout à fait fascinant (génie ? Extra-terrestre venant de la planète Kobaïa ? Ou Dieu ?) vivant la musique de toute son âme et de tous les pores de sa peau, autodidacte multi-instrumentiste, compositeur, chanteur, inventeur d'une nouvelle langue étrange (le kobaïen) et d'une originale mythologie moderne inspirée des civilisations anciennes d'Égypte ou d'Europe centrale. Il est considéré par la plupart des observateurs censés comme l'un des meilleurs batteurs au monde. Leader charismatique, très impressionnant, presque inquiétant, Christian Vander cultive une démarche musicale révolutionnaire (la musique Zeuhl), option radicale qu'il n'a jamais voulu abandonner. Une expression riche et harmonieuse parfois violente, et comportant l'idée de rébellion et de révolte face à notre pauvre condition. Et c'est bien la différence avec la quasi-totalité des autres groupes existants, de sa génération ou non. Lors de l'explosion du Punk, là où les groupes des années 70 ont sans complexe changé leur fusil d'épaule pour s'adapter aux modes du moment d'une manière un peu vénale, Vander a mis à profit ce virage pour mettre en jachère la somme musicale de cette première période caractérisée par la trilogie hallucinante Theusz hamtaahk ainsi que par le frénétique Attahk (probablement l'album le plus percutant et le plus original qui ait vu le jour en France depuis l'invention du disque, voir mon étude un peu plus bas). 

Magma en 1973

Petit rappel de la genèse de l’œuvre. Christian Vander nait en 1948 à Nogent-sur-Marne. Fils adoptif du jazzman Maurice Vander il baigne très tôt dans un univers musical exigeant et croise durant son enfance des pointures comme Chet Baker (qui lui offre sa première batterie à l’âge de 13 ans) ou encore Elvin Jones. Il se prend de passion pour John Coltrane qu’il vénère, mais écoute aussi des compositeurs classiques comme Stravinski ou Bach. A 18 ans il fonde son premier groupe et commence à composer. Mais à la mort de Coltrane en 1967 Vander, très affecté, ressent le besoin de changer de vie et part en Italie pour jouer dans diverses formations jazz. A son retour en France il décide de fonder Magma dans une optique révolutionnaire : proposer une musique jamais entendue jusqu’alors dans l’hexagone, mystique et martiale à la fois, en espérant que celle-ci soit un électrochoc et une révélation pour l’auditeur. Son premier album en 1970 atteint parfaitement cet objectif et dès lors, la carrière du groupe est lancée, enrichie par de nombreux talents qui au fil des ans rejoindront le groupe plus ou moins temporairement (de Jannick Top à Didier Lockwood en passant par Benoît Widemann). Après son huitième album studio en 1984, le groupe rentre en sommeil discographique pendant 20 ans jusqu’au nouvel album Ka en 2004 qui remet Magma en selle. Durant ces 20 années Vander proposa une relecture de la démarche musicale de Magma, plus acoustique cette fois, avec sa nouvelle formation Offering, mais aussi via diverses expériences témoignant d'une grande quête de spiritualité (le magnifique enregistrement solo To love par exemple, ou le projet choral Les voix de Magma en 1992 qui atteindra son apogée en octobre 1995 avec deux concerts à Epinay-sur-Seine célébrant les 25 ans du groupe, où participera une chorale de 100 enfants). 

Puis il reformera Magma quelques mois plus tard pour assurer en décembre 1996 une suite d'une vingtaine de concerts qui permettront à un nouveau public de découvrir le groupe. Jusqu'au retour inespéré en studio fin 1998 pour un single de deux titres inédits (Floë ëssi et Ëktah) puis en 2004 pour l'album Ka. Sans oublier ses disques de pur free-jazz que le batteur inspiré osa aborder en 1989 via son groupe Christian Vander Trio avec le chef-d’œuvre Jour après jour, dépassant enfin le blocage qu'il s'imposait face à la musique de John Coltrane, estimant pendant des années qu'aucun musicien n'avait plus le droit de faire du jazz après l'œuvre de ce précurseur expérimental. La musique de Vander est très exigeante et complexe, pas toujours facile d'accès, elle comporte une dimension d'une grande beauté spirituelle mais aussi des plages de déflagrations, de dissonances et de violences. Pas évident pour le public lambda ! Le jour où Magma sera totalement accessible au grand public je serais d'ailleurs très surpris... et inquiet ! Car, au risque de paraître élitiste je préfère que Vander ne soit pas trop apprécié du grand public mais qu'il reste lui-même et sans concession ! L'essentiel est d'avoir déjà sa place dans le panthéon de la musique car c'est cette distinction, à savoir la reconnaissance des mélomanes et des musicologues, qui seule restera avec le temps et à l'échelle des siècles dans les encyclopédies musicales. Et pas nécessairement les noms de ceux qui auront été massivement aimés du plus grand nombre dans l'instant présent de la grande consommation, via le phénomène des modes générationnelles souvent éphémères et de la diffusion gargantuesque et artificielle de l'industrie musicale !

THE NIGHT WE DIED (DVD Epok 4/Concerts au Triton 2005)

Pour ceux qui ne connaissent pas Magma et qui ont envie de découvrir le groupe de la meilleure manière qui soit, j'ai tendance à penser qu'en la matière l'idéal est de procéder par étapes et par le plus facile.

Atthak (1978)

Le mieux est de débuter par Atthak, ce disque évoqué plus haut, d'une force incroyable, et contenant des plages de beautés inouïes. Ce LP était la réponse de Vander aux critiques rock qui en 1977 disaient que Magma était en retraite et ne faisait plus rien ! Ils n'ont pas été déçus du résultat.


ETUDE DU DISQUE

1/ L’enregistrement débute avec force et fracas par l’inoubliable The last seven minutes qui, comme son nom l’indique, développe sur une durée de sept minutes toute l’énergie que Vander peut déployer sur sa batterie comme au chant. On le retrouve ici complètement libéré en tant que vocaliste, assumant plus que jamais son nouveau rôle de chanteur soliste dans ce déluge audacieux de lyrisme, d’animalité échevelée et d’éructations cataclysmiques. Peut-être le titre de Magma le plus représentatif du groupe tant sa puissance d’évocation jouissive y est grande. Du reste, son sous-titre est explicite : 1970-1977, phase 1, voilà résumée en quelques minutes la synthèse du style kobaïen, depuis les origines en 1970 jusqu'à cette époque charnière de 1977, prenant ici les apparences d’une sorte de bilan.

2/ Zebëhn Straïn dë Geustaah continue de nous étonner avec le morceau suivant dont le titre Spiritual est explicite puisqu’il constitue un hommage sauvage et débridé de trois minutes quinze à la musique gospel que Vander a toujours appréciée. 

3/ Viennent ensuite le trois minutes fascinantes de Rhindo, résultat emblématique du travail de répétitions titanesques que Christian et Stella Vander ont réalisé les trois années précédentes sur les voix de Magma, afin d’accéder à un niveau de perfection en la matière jamais encore atteint par la formation. 

4/ Mais Rhindo est aussi l’introduction du morceau suivant, l’iconoclaste Liriïk necronomicus kanht qui sur une durée de cinq minutes apparait comme une fantaisie excitante (voire  humoristique) narrant la rencontre des deux bassistes chargés des sonorités telluriques kobaïennes, Ürgon pour les basses Terre et Gorgo pour les basses Air. Les deux compères sont d’ailleurs immortalisés sur la pochette par le grand peintre gothique H. R. Giger qui signe là une de ses plus fameuses et célèbres illustrations. 

5/ La deuxième face du 33 tours commence par l’explosion délirante de Maahnt qui, sur une durée de 5 minutes 28, tétanise l’auditeur par son rythme échevelé, ses voix déformées, parfois hystériques, parfois cartoonesques, et son rot gras en guise de « petit plus » sonore. Vraiment pas banal.

6/ Après une telle expérience, on s’attend pour le morceau suivant à franchir une étape de plus dans le délire décomplexé, et l’on est d’autant plus surpris d’être au contraire envahi pendant huit minutes par la beauté sans précédents de Dondaï, d’une harmonie divine à couper le souffle, où Vander nous impressionne et nous émeut avec sa voix maitrisée et ses mélodies paradisiaques, merveilleusement secondé par les chœurs féminins maitrisés de Thaud Zaia (Stella). L’un des plus beaux morceaux de Magma

7/ Le disque se termine avec le répétitif et rugueux Nono qui apparaît comme le commencement d’une nouvelle ère (sous-titré d’ailleurs 1978, phase 2) mais aussi comme autant de points de suspension concernant l’avenir incertain de la formation de Zebëhn Straïn dë Geustaah. De fait, Attahk sera le dernier album studio épique et digne de ce nom pour Magma, avant le déroutant Merci en 1984 (comportant le sublime titre Otis avec un Vander bouleversant au chant), puis l’immense Ka signant le retour aux affaires du prêtre de la musique Zeuhl en 2004, soit… 20 ans plus tard !


La beauté de DONDAÏ (culminant à la septième minute)


Le percutant THE LAST SEVEN MINUTES


Ka (2004)
L’album du come-back tant attendu pendant vingt longues années, Ka, est au-delà des espérances, très axé sur des chants d’une beauté et d’une force rarement atteintes dans les opus précédents. Cet enregistrement remarquable, probablement le meilleur disque studio de Magma avec Atthak, fut de fait une excellente surprise pour la plupart des fans, tant l’inquiétude était grande de savoir si Vander allait parvenir à retrouver le fil d’une inspiration en sommeil depuis deux décennies. Il prouva qu’il avait su renouveler son groupe avec de nouveaux musiciens particulièrement talentueux, notamment Emmanuel Borghi au piano qui était déjà présent lors de l’aventure Offering ainsi que pour les disques du trio jazz de VanderPhilippe Bussonnet est le nouveau bassiste, et sans aucun doute le meilleur et le plus virtuose de toute l’histoire de Magma après Jannick TopJames Mac Gaw apporte une vraie présence avec sa guitare sur-vitaminée bien que cet instrument n’ait jamais eu une place centrale dans la complexe musique de Vander. La discrète choriste Isabelle Feuillebois forme un duo idéal avec Stella Vander, mais les deux apports essentiels particulièrement marquants aux chants restent les deux enfants de l’ancien bassiste Bernard Paganotti (période Magma 1975-77) qui prennent fièrement la relève vocalement. Antoine Paganotti se charge de la voix principale, assurant avec succès la difficile succession de Klaus Blasquiz, et sa sœur Himiko Paganotti le seconde avec son délicieux timbre (et sa grande beauté caractéristique des eurasiennes, sa mère étant japonaise). La composition, très complexe et fortement portée sur les voix, est divisée en trois longues parties (une de onze minutes et deux de vingt-cinq et vingt et une minutes). Vander intervient très peu aux chants et se contente de tenir le tempo avec sa batterie légendaire. Le disque est présenté dans un somptueux digipack comportant un livret avec l’intégrale des paroles en kobaïen.


Extrait live de Ka


Deuxième partie de Ka


Retrospektiw 1&2 (1981)
Après ces deux disques titanesques, il faut écouter les compositions Theusz hamtaahk et Mekanik destruktiw kommandoh qui sont présentes sur le live Retrospektiw 1&2. Ce sont indéniablement les versions les plus accessibles, dotées d’un enregistrement excellent, et plus convaincantes donc que la version originale de 1973 qui pâtit d’un son pauvre en dynamique rendant le tout difficile d’accès pour les non-initiés. Très grand disque de Magma donc, le meilleur en concert très probablement. C'est avec Retrospektiw 1&2 (et sa suite Retrospektiw 3) que je suis tombé totalement fan du groupe, et j'ai l'habitude depuis de le conseiller systématiquement aux novices car il est abordable par tous, contrairement à certains disques mythiques en studio. On n'oubliera jamais l’acide intervention verbale que Vander fait en introduction de Mekanik destruktiw kommandoh, d’autant qu’il s’exprime pour une fois en français (et non en kobaïen comme dans la version originale studio). Ici, Zebëhn Straïn dë Geustaah commence sa sentence, avec une voix grave et implacable qu'il module petit à petit, atteignant ainsi des aigus impressionnants, presque stridents, effet qui rajoute encore au coté apocalyptique du verbe : « Terrien, si je t'ai convoqué, c'est parce que tu le mérites ! Ma divine et Ô combien cérébrale conscience m'oblige à le faire ! Tes actes perfides et grossiers m'ont fortement déplu ! Les sanctions qui te seront infligées dépasseront les limites de l'entendement humain, et inhumain ! Car tu as, en ton incommensurable orgueil et ton insondable ignorance, impunément osé me défier, me provoquer, et déclencher dans toute son immensité ma colère effroyablement destructrice, entraînant inexorablement ton châtiment, race maudite ! ».

THEUSZ HAMTAAHK, partie 2/3

Udu wudu (1976)
L'album Udu wudu est très attachant, avec sa collection de 5 chansons sur la première face, mi-jazz, mi-pop, et l'hallucinant morceau de 18 minutes sur la deuxième face nommé De futura où la batterie de Vander et la basse de Jannick Top se livrent, au milieu de chants gutturaux, à un duel cérébral passionnant dans ce qui reste comme la plus invraisemblable création qui ait été enregistrée sur disque ces 50 dernières années (écouter ci-dessous le morceau dans son intégralité). Étant composé par Top, celui-ci nous en donne quelques clés de compréhension en une courte analyse publiée à l’époque sur la pochette du disque : « Le peuple d’Ork nous entoure, mais nous ne le voyons point. Ce peuple est formé d’êtres qui par rapport aux machines, sont ce que sont les machines par rapport à nous. Seul un voyage à travers le temps peut nous permettre de voir ces êtres. De futura est l’histoire de ce voyage à travers le temps, voyage qui nous montre comment arrêter le mouvement illusoire du temps qui passe, mouvement qui nous empêche de voir. Ce voyage est féerique et enchanteur, à condition bien sûr que l’on veuille bien vivre cette aventure, persévérer et se laisser emporter. Derrière l’apparente dureté de cette musique, tout est silence. »


                    L'extra-terrestre et indispensable DE FUTURA              


Kobaïa (1970)
Il faut aussi se procurer le premier disque de Magma sorti en 1970, Kobaïa, double album qui pose les bases du groupe, assez jazz, très mélodieux bien qu’extrêmement agressif et complexe, avec des influences classiques allant de Stravinski à Carl Orff. La double pochette est l’une des plus belles de l’histoire du rock : sur le recto trône l’immense nom du groupe. Juste en dessous, l'énorme serre d’un aigle broie implacablement ce qui semble être le monde des humains. A l’intérieur un beau dessin nous présente les huit membres du groupe posant sous un soleil noir. Trois d’entre eux font le salut romain en sa direction, du bras gauche, ce qui fit à l’époque froncer les sourcils de quelques observateurs imbéciles (il est vrai que cette époque du flower power ne se prêtait pas vraiment à l’irruption d’un groupe comme Magma). Un court texte est proposé à l’auditeur : « Terre, ceci te concerne. Tes systèmes écrasent et tes révoltes assassinent : en fait tu ne détruis que ce que tu ne comprends pas. Nous savons que tu seras aussi détruite. Notre musique est pour la Beauté que tu veux ignorer et pour la haine de ton évolution maudite. Par delà l’espace et le temps, nous attends une planète : Kobaïa. Nous connaissons ce monde depuis le jour où nous ouvrîmes les yeux, il y a des millions d’années. Que tous ceux qui étouffent ici-bas nous suivent. Mais que l’hypocrite n’espère rien ! Terre ! Tu n’es déjà plus qu’un oubli ». Enfin, sur le verso, le logo percutant de Magma, rouge sur fond noir. Sublime. 


Au commencement était KOBAÏA

Indispensable, le somptueux coffret Theusz hamtaahk trilogie qui présente la suite définitive du même nom dans des conditions sonores idéales, proposant dans l'ordre les sections Theusz hamtaahk, Wurdah itah, et Mekanik destruktiw kommandoh. Une ambitieuse suite sans équivalent dans la pop et le rock et qui est ici enregistrée en concert au Trianon les 13 et 14 mai de l’année 2000.

THEUSZ HAMTAAHK TRILOGIE (2001)


Jour après jour (1990)
Les amateurs du free-jazz de John Coltrane devront absolument écouter Jour après jour, le disque que Vander a enregistré avec son trio jazz (Vander à la batterie, Emmanuel Borghi au piano, et Philippe Dardelle à la contrebasse): free-jazz d'une puissance, d'une énergie et d'un mysticisme rares, en particulier sur le morceau Dear mac d’une durée de 27 minutes durant lesquelles l’on assiste à une irruption de notes enchanteresses et lyriques, une fontaine de jouvence qui s'avère être aussi une expérience musicale saine et pédagogique pour une époque stérile et musicalement de plus en plus formatée. Profession de foi sur la pochette du disque: « Nous n'avons pas oublié ces belles années passées, présentes et à venir. Ici résonne pour toujours la musique préservée. Aux intacts... ». 





Il faut aussi se confronter à l’expérience de Magma en concert (de visu ou en vidéo). Il existe une série de quatre DVD enregistrés au Triton à Paris en 2005 pendant quatre semaines où le groupe revisite toute sa carrière, servi par un son et une image haute définition d'une rare qualité technique. Si tous les groupes avaient l'opportunité de présenter leur musique d'une si éclatante manière ! En plus des anciens musiciens ayant jadis appartenu à la formation et qui se succèdent sur la scène tels Klaus Blasquiz (premier chanteur mythique de Magma), Jannick Top ou Benoit Widemann, on trouve au chant la belle et jeune franco-japonaise Himiko Paganotti accompagnée de son frère Antoine (présents sur l'album Ka comme je l'ai précisé plus haut). Début 2008 les deux inséparables quittèrent malheureusement Magma, à l’instar de leur père 30 ans plus tôt, pour tenter l’aventure musicale Slug avec Emmanuel Borghi et le très bon guitariste virtuose Thomas Lucas. Ces précieux DVD Mythes et légendes sont à déguster sans modération (avec une petite préférence pour le volume 4 qui contient l’inénarrable Zess suivi des trois parties de l’œuvre maîtresse Ka).

Final de MEKANIK DESTRUKTIW KOMMANDOH (DVD Epok 2/Concerts au Triton 2005)

MALARIA (DVD Epok 1/Concerts au Triton 2005)


ISS LANSEI DOIA (DVD Epok 1/Concerts au Triton 2005)


HHAI/ZOMBIES (DVD Epok 3/Concerts au Triton 2005)
   

POUR RÉSUMER, À SE PROCURER EN PRIORITÉ :

1/Le DVD Mythes et légendes/Volume 4
2/Le disque Atthak (vinyle ou CD)
3/Le disque Ka (vinyle ou CD)
4/Le disque Retrospektiw 1&2 (vinyle ou CD)
5/Le disque Udu wudu (vinyle ou CD)
6/Le disque Kobaïa (vinyle ou CD)
7/Le coffret CD Theusz hamtaahk trilogie

Et indispensable, le CD Christian Vander Trio : Jour après jour.



Longue vie à Christian Vander, qui encore aujourd'hui nous promet qu'avec Magma le meilleur est à venir !




20 commentaires:

Anonyme a dit…

excellente présentation, qui se démarque de celle que je suis en train de faire sur le déblocnot. plus on sera à parler de magma, mieux ce sera.
a bientôt
christian s

Christian Larcheron a dit…

Merci pour tes compliments. J'ai vu que tu as rejoint le déblocnot, ça m'a surpris car je te croyais définitivement dégoutté des blogs! Je t'encourage donc à continuer ton travail sur Magma et sur la musique progressive en général, tu détones ainsi sur ce déblocnot trop limité au blues, au hard, au cinéma américain (beurk !) et au polar... Au fait, sais-tu qu'en te connectant à ton compte Google juste avant de me laisser un commentaire, ton nom apparaît au dessus de ton texte et constitue ainsi un lien qui conduit à ton profil ? C'est peut-être mieux de faire ainsi, enfin c'est à toi de voir. A bientôt.

Anonyme a dit…

Christian,
je suis passé au deblocnot parce que j'envoie mon texte par lail à rockin et celui ci s'occupe de tout le reste. je vais essayer de faire comme tu dis. mon vrai nom est; tala tala, alain gouesmel.
et ça ne passe pas. impossible de me souvenir de mon mot de passe. tant pis. maintenant tu sais tout.
je me permets de te conseiller un cd:
groupe: spirit of the matter
album: zubble land
label: musea parallèle
ça fleure bon le psychédélisme, c'est vraiment très bon.
a bientôt

alain

Christian Larcheron a dit…

Merci du passage Christian (ha non, c'est vrai, faut que je m'habitue à ton vrai prénom : Alain)! J'ai donc été surpris d'apprendre que ton nom sur Ama-zo-zone était en fait un pseudo (en principe les gens utilisent des noms tarabiscotés qui font que le doute n'est pas permis...)
C'est vrai qu'à y réfléchir, il n'y a pas la mention "vrai nom" qui apparaît sous ton nom d'emprunt sur la zo-zone, mais je n'y avais jamais fait attention. En tout cas le mien est bien véridique (j'ai mis un pseudo sur la zo-zone car je n'y écris plus...)

Pour ton mot de passe, c'est sûr que si tu l'as oublié tu ne pourras plus jamais accéder à ton blog, heureusement que tu n'y avais encore rien fait. Le pire c'est que moi je peux encore le voir car je l'avais mis en lien ! C'est maintenant comme un genre de satellite abandonné qui va errer sur la blogosphère jusqu'à la fin des temps. Un truc à la "2001 l’odyssée de l'espace" quoi...

Pour "Spirit of the matter", j'ai écouté des extraits, c'est surprenant de voir un jeune groupe actuel faire une musique aussi référencée "fin 1969/psychédélique" ! A surveiller...

A bientôt.

Anonyme a dit…

christian,
comme je l'ai déjà expliqué j'écris de mon boulot. et choisir un pseudo était un minimum. tu remarqueras que selmogue est un anagramme du vrai. ah oui, pendant qu'on y est je vais te surprendre. je bosse dans la mode. si tu veux savoir dans quelle maison, c'est facile, va voir mes coms récents. il y en a un qui te donnera la réponse. un petit jeu plus simple que celui consistant à trouver ton âge. souvenirs souvenirs.
a bientôt

alain

Christian Larcheron a dit…

Un de tes coms récents ? Bon je crois que j'ai trouvé. Tu le connais personnellement le Karl, ou quoi ?
Pour l'anagramme sur ton nom de famille, je n'avais pas vu (honte sur moi). Excellente création. Les histoires d'anagrammes c'est toujours passionnant (me revient à l'esprit celle célèbre et effrayante présente dans le best-seller "Rosemary's baby" où l’héroïne horrifiée découvre, en faisant des essais avec son jeu de scrabble, que son voisin Roman Castevet s'appelle en réalité Steven Marcato, fils d'Adrian Marcato, dangereux sorcier adepte de Satan (anagramme total sur le prénom et le nom. C'est l'une des scènes les plus passionnantes et saisissantes du livre, et du film qui en a été tiré par Roman Polanski). Je ne sais pas si tu as lu (et vu) ces chefs-d'oeuvre. A bientôt.

Anonyme a dit…

le karl comme tu dis, je le croise dans les couloirs. c'est quelqu'un qui est totalement différent dans le travail. poli et assez drôle. ça s’arrête là me concernant. je ne fais pas partie de l'élite mais je travaille en direct avec son studio sur les collections.
sinon les anagrammes sont assez passionnants effectivement. j'ai vu le film il y a très longtemps.
à bientôt et passe de bonnes fêtes si on se cause pas d'ici là
alain

Christian Larcheron a dit…

L'image que le Karl dégage dans les médias me plait assez. Il pratique comme moi l'humour à froid, parfois assez cassant, on le croirait donc plutôt d'origine anglaise qu'allemande! Passe aussi un bon Noël (mais il est probable qu'on se causera d'ici-là).

Anonyme a dit…

Bonjour Christian!
(c'est "le Comte"),avant tout,bravo pour ton travail ici, c'est trés impressionnant,félicitations!

Bon,j'ai eu une légère poussée de fièvre lors de ma rencontre avec la Venus,mais je ne suis plus tout jeune non plus! Il n'en reste pas moins qu'elle est superbe !
Pour l'instant je n'ai pas beaucoup de temps mais je repasserais bientot.
Encore BRAVO.

Christian Larcheron a dit…

Heureux de te rencontrer sur mon blog Le comte ! Et merci pour tes compliments ! Mine de rien ce blog représente pas mal de travail alors ça fait plaisir quand ces efforts sont salués. Pour les "Vénus", il y en a une nouvelle tous les 13 du mois, tu peux d'ailleurs consulter les précédentes via le lien "Vénus" ou "les Vénus au fil des mois". J'ai vu que tu es comme moi parti du site marchand Amazon en supprimant tes commentaires... Tu as bien fait, ce site très peu démocratique (et où la censure "à géométrie variable" règne en maître) ne nous mérite pas ! Il est aussi de plus en plus mal fréquenté... par des hommes (ou des femmes...) très vulgaires et qui croient être des références en musique ou en cinéma alors que, la plupart du temps, ils n'y comprennent rien et ne font que rabâcher ce qu'ils ont vu, lu ou écouté ailleurs, tels des singes savants !

A bientôt sur ce blog, cher Le comte !

Anonyme a dit…

Bonsoir,Ou la la!...J'en aurais long a dire de mon expérience sur amazon,
j'ai fini par m'user en vains échanges,qui n'en n'étaient pas d'ailleurs,avec des gens peu ou pas curieux,égocentriques,agréssifs et surtout qui manquent singulièrement d'humour,faute grave à mes yeux,j'ai fini par me fatiguer et a perdre espoir,pour ensuite me rendre compte de l'illusion à laquelle je participais d'une façon de plus en plus absurde,ce qui m'a fait réfléchir sur l'utilité réel d'un tel espace ainsi qu'a ma participation à celui-ci. Désolé je suis encore un peu sonné par tout çà,je suis content de pouvoir m'exprimer ici.
Bonne Soirée. à BIENTOT.
lE COMTE (je vais peut-etre changer de pseudo)

Christian Larcheron a dit…

Oui, Amazon en aura déçu beaucoup. L'espace de liberté donné aux commentateurs sur ce site est un leurre, la censure y règne en maître (une censure ciblée d'ailleurs, avec apparemment des "têtes de turcs" désignées par certains gardes chiourmes salariés de ce site chargés de surveiller ce qui s'y écrit, et donc un "deux poids deux mesures" très violent). Et il semblerait que la plupart des participants n'ont qu'une envie : être le n°1 des meilleurs commentateurs... Pitoyable compétition !

Anonyme a dit…

Bonjour Christian,c'est Le Comte.
Pitoyable compétition en éffet mais bien dans l'air du temps,on est en plein dans les Jeux du cirque et çà marche fort on dirait,j'ai failli me piéger tout seul en participant à cette "mascarade",jusqu'aù moment où je me suis rendu compte de cette violence a laquelle je répliquais consommait beaucoup d'énergie,j'étais parfois "vidé" aussi bien psychiquement que physiquement,c'etait trés pénible a la longue et pour quels résultats?

Bon, sinon j'arrive aux dernières pages du bouquin de Philippe Gonin,trés intéressant pour y voir plus clair dans le parcours de cette entité musicale(cette planète?)qui a souvent baigné dans un fascinant mystère,il y a peu d'ouvrages sur ce Groupe,ce qui rend celui-ci précieux.
J'ai connu Magma dans les années
'70 j'ai appris a découvrir l'oeuvre peu a peu,ce n'est pas une Musique anodine,elle accapare l'écoute et ne supporte pas d'ètre simplement entendue. Mon premier "choc" fut "attak",ensuite le "live"(1975),je les ai vu plusieurs fois en concert à Paris dans les années '80 ainsi que le trio Vander,dans tous les cas ce fut une expérience marquante. J'ai aussi les magnifiques DVD Mythes et légendes que je conseille vivement à ceux qui veulent connaitre l'oeuvre en marche,époustouflant témoignage vivant d'un groupe unique en son genre.

Christian Larcheron a dit…

Oui Le Comte, les quatre DVD "Mythes et légendes" sont remarquables (artistiquement et techniquement) et totalement indispensables. Le livre de Gonin je ne le connais pas, mais j'ai l'édition originale du livre d'Antoine De Caunes sur Magma publié en 1978.

(Petite précision si tu laisses un message sur ce blog avec un pseudo ("Le Comte" par exemple) : à la rubrique "Choisir une identité" il faut sélectionner "Nom/URL" puis tu mets ton pseudo (ou ton vrai nom, si tu en as envie) dans la ligne "Nom" et sans rien mettre à la ligne "URL" (car c'est facultatif). Ainsi ton message apparaît signé de ton pseudo (ou de ton nom si tu as mis ton nom), et c'est mieux à mon sens que la sélection "Anonyme". Et si tu as un compte Google, tu peux te connecter à ce compte puis enregistrer ton message en sélectionnant "(Compte Google)".

Enfin, tu fais comme tu veux...

A+, Le Comte.

Beyond a dit…

Désolé,je ne suis pas trés familier avec les techniques modernes mais j'ai suivi ton conseil . J'ai donc choisi un nouveau pseudo,après tout Le Comte est mort dans les rayons du supermarché de la désinformation.
J'ai vu qu'un double album Live de Magma allait ètre prochainement édité,il s'agit de la tournée 2009 et devines où ???
Au Japon !("Magma live in tokyo"-2cd) A suivre...
bonne journée.

Christian Larcheron a dit…

Alors De profondis pour Le Comte, et paix à ses cendres ! Et bienvenue à Beyond ! Oui, j'ai vu pour le "Live in Tokyo" de Magma. Bonne nouvelle. Le problème c'est que le CD coûte cher : près de 53 euros au minimum ! Sinon, il y a une autre bonne surprise, c'est la réédition remastérisée des deux albums du "Christian Vander trio" en 1 CD double digipack ("Jour après jour" et "65"). Comment je l'ai su ? Par mail, car je suis abonné à la newsletter de "Seventh records", la maison de disque créée par Stella et Christian Vander ! Le CD sera disponible pour la modique somme de 21 euros. Ça serait bête de s'en priver. A bientôt, Beyond !

Beyond a dit…

Je nourris l'espoir insensé d'une baisse de prix du "live in tokyo" dans les années 2010-20 ou plus raisonnablement,d'en écouter quelques bribes,qui sais?
De Christian Vander,je ne connais que le trés beau "to love" et rien en trio,peux-tu m'en dire plus long sur les disques qui vont ètre réédités?
Comme de plus en plus de monde,je suis fauché avant la fin du mois et
je dois faire une sélection drastique sur mes choix discographique ou bien maigrir sans le vouloir !
bonne journée.

Christian Larcheron a dit…

Bonjour Beyond. Pour les infos le mieux est que je te copie le mail envoyé par Seventh records. Le voici : "En 2009 Christian Vander est le parrain du Nice Jazz festival. A cette occasion il reforme un quartet pour jouer encore et toujours, la musique de John Coltrane, son pain quotidien. Depuis, parallèlement à Magma, il se produit à nouveau dans cette formation, avec Jean-Michel Couchet, Bruno Ruder et Emmanuel Grimonprez. En attendant un nouvel enregistrement nous vous proposons une réédition remasterisée, en double digipack, des 2 albums enregistrés par le Christian Vander trio en 1990 et 1993. Vous pourrez découvrir, sur le CD "Jour après jour" 3 morceaux inédits, enregistrés lors de la toute première session, en avril 1988. JOUR APRES JOUR : Une exigeance de fidélité, de sincérité pousse ce trio a refuser les formules toutes prêtes. Tension, détente, la musique respire, s'élance dans une ronde infernale, s'apaise. Corps et âme, cette musique est un chant, un chant sans paroles pour une histoire d'amour, sans artifice, offerte par trois artistes. 65! : En 1989, à la tête du même trio, Christian VANDER nous gratifiait d'un premier opus "JOUR APRES JOUR" déja particulièrement inspiré et convaincant. Avec "65! ", tout devient lumineux et nous sentons nos âmes s'élever comme au temps où COLTRANE menait la danse. Compact et dense, grave et serein à la fois, ce recueil de neuf pièces, par la puissance qui s'en dégage, s'avère une pièce maitresse dans la compréhension de la démarche du batteur."

Voilà. Bonne journée et bon régime. A+.

Anonyme a dit…

Merci pour ta "présentation" qui m'aide à "découvrir" ce groupe dont la musique créait en moi un malaise quand je l'écoutais fin 70 début 80...J'arrive maintenant à dépasser cette peur, en autre grâce aux renseignements que tu donnes...Et qui me donnent envie de me procurer les cd indispensables que tu évoques !...J'espère que tu touches sur la vente 10% bien mérités !!!...Encore merci, notamment de dire "je" quand tu parles de ce que tu en penses ou de ce que tu ressens, c'est bien mieux qu'un exposé neutre : ton implication personnelle dans les descriptions forcément loin d'être objectives, les rendent bien plus crédibles !...C'est ton opinion et tu la défends et c'est tant mieux ! Dans la description culturelle soit c'est professoral, soit c'est passionnel...Merci d'avoir réussi une difficile synthèse entre ces deux postures !!!...Vraiment intéressant et génial !
Cordialement,
Fabien

Christian Larcheron a dit…

Hélas non je ne touche pas 10% sur les ventes de CD de Magma (mon blog est d’ailleurs entièrement non-lucratif). Au contraire, ma passion pour le groupe me coûte la peau des fesses depuis plus de 30 ans avec toutes ces rééditions et publications d’archives, et les vinyles qui ressortent en LP 180 grammes, les livres, les DVD somptueux mais pas donnés, les disques hors Magma (l’œuvre de Vander en solo, ses albums de free-jazz, Offering, etc.). Bon, on va pas se plaindre de ce foisonnement, cela démontre la bonne santé du groupe et la richesse de son univers.

En effet, je pense aussi avoir réussi la symbiose entre le coté « professoral » et le coté « passionnel » (pas uniquement pour Magma d’ailleurs, mais en règle général quand je parle des choses que j’aime sur le blog). Pour Magma, cela va de soi, ce groupe est mon préféré depuis 33 ans. Je l’ai découvert en 1982 et dès le départ ce fut le coup de foudre. J’ai mal vécu son passage à vide dès le milieu des années 80 et jusqu'à mi-1990, mais suis sur un petit nuage depuis la renaissance du groupe en 1996, avec tout ce qui a suivi depuis… Probablement la plus belle période de Magma, celle de la maturité. Merci pour le passage.